Le citoyen algérien est-il un « alien » !

J’ai écouté dernièrement le témoignage d’un dz Youtuber suite à sa rencontre avec un colonel du DRS. Globalement, je n’ai pas été surpris ni par les propos de cet homme ni par le ton qu’il semble avoir tenu tout au long de l’entrevue. Avec l’autoritarisme que l’on connaît de cette institution militaire, il a parlé d’enjeux stratégiques, de la fragilité de la région et des vues néo-coloniales des puissances occidentales sur les pays du sud de la méditerranée. Et pourtant, ce monsieur a quand-même réussi à m’étonner par quelques unes de ses déclarations et des messages qu’il a voulu faire passer par la sphère Dz Youtube. Ce message en résumé est celui-là : « nous n’hésiterons pas à tuer le peuple deux fois par amour de la nation, y compris les enfants, le peuple ne connait pas l’intérêt de la nation, nous, si ».

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La démocratie par la communication

Le Préseident d'APC de Zeralda sur Youtube

Jusqu’à récemment, l’état avait le monopole des médias dits lourds (TV, Radio, presse écrite). Certes, il existe des journaux plus ou moins indépendants, mais ils sont trop souvent contraints de ne pas dépasser dans leurs critiques une certaine ligne rouge. Les journalistes en Algérie, comme dans tous les pays arabes, se retrouvent alors non seulement à subir la censure éditoriale, gouvernementale, mais aussi à exercer leur propre autocensure, de manière plus ou moins consciente et plus ou moins bien vécue. La fermeture du Journal Le Matin, et l’emprisonnement de sont directeur, Mohammed Benchicou, pouvait être vu comme un avertissement pour les autres. Du coup, les opposants n’avaient pas trop accès aux médias pour s’exprimer librement, défendre leurs positions, ou tout simplement se défendre.