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Engin anti-émeute utilisé pour le déneigement

Du temps est passé depuis mon dernier poste sur ce blog, et depuis rien n’a changé sur la petite planète algérienne. On s’est presque habitué aux tristes nouvelles qui se succèdent. Entre émeutes localisées, tentatives d’immolation de jeunes, ou moins jeunes, désespérés, jusqu’au non-évènement de l’annonce des échéances des [prochaines] élections législatives. Mais voilà que je reviens à ce blog suite à l’actualité liée aux évènements météorologiques que subit une partie de l’Algérie.

Quand bien même l’humain ne peut contrôler ni le ciel ni ce qui en tombe, néanmoins, et grâce aux avancées technologiques, nous disposons aujourd’hui des moyens cognitifs et techniques qui permettent de prévoir, au moins à court terme, les conditions météorologiques avec une surprenante précision, et nous pouvons aussi disposer de moyens de prévenir et régler les problèmes que les aléas du « temps » peuvent provoquer : saler les chaussées, déneiger les axes routiers par ordre d’importance, informer les citoyens, mettre à contribution les forces de l’états, pour rompre l’isolement des villages ou des voyageurs, etc.

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Le peuple cherche t-il le changement ?


Émeutes du sucre et de l'huile - Alger - Janvier 2011

J’ai l’impression que l’Algérie va mal depuis si longtemps que le peuple s’est habitué à la situation et a trouvé le moyen de s’y adapter. Pourtant, depuis le début des révolutions en Tunisie et en Egypte, on a jamais autant parlé du changement en Algérie. Nous avons même assisté à des initiatives timides qui tentaient d’accompagner ces mouvements, mais qui se sont vite soldées par un échec cuisant. Pourquoi ? De mon point de vue, la cause principale à cela est que le peuple ne les a pas suivi, d’où ma question: le peuple algérien veut-il le changement ?

Une partie non négligeable du peuple ne veut pas du changement par peur de l’inconnu. Le pouvoir en place alimente d’ailleurs cette phobie, en agitant l’épouvantail d’un possible retour aux malheurs de la décennie noire. Une autre aspire au changement, plus ou moins radical, du système mais ne se sentent aucunement représentés par l’opposition qui le revendique. Et une tiers catégorie, que j’appellerai  la partie « corrompue », semble avoir trouvé son équilibre, voire son intérêt, dans le désordre ambiant.

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Brico-Algérie

Pourquoi pas une révolution en Algérie ?

Pourtant tous les ingrédients sont présents, et ça se voit. Chaque jour, à chaque fois que j’ouvre un journal ou discute avec des gens j’entends que telle route a été coupé, que des étudiants sont en grève, que le maire d’une ville est pris en otage par sa population, et encore, et encore. Quand j’essaye d’analyser de plus prêt, je vois que les revendications sont différentes. Certains revendiquent des logements, d’autres que le nom donné à leur future diplôme ne leur convient pas, d’autres trouve qu’il faut installer des dos-d’âne car il y a trop de tués sur la route traversant leur village, et encore plein d’autres revendications. Le gouvernement algérien est riche, et il peut acheter la paix sociale. Il peut distribuer des maisonnettes et promettre que le reste suivra (on nous dit qu’il reste 1.5 million de logements à distribuer). Il peut changer encore le nom d’un diplôme, et il peut subventionner les prix du sucre, et il peut faire beaucoup de choses encore. Apparemment, l’Algérie possède 150 Milliard USD dans ses caisses, et avec cet argent, elle peut acheter beaucoup de sucre, jusqu’à remplacer le sable du désert par du sucre.

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