Le peuple cherche t-il le changement ?


Émeutes du sucre et de l'huile - Alger - Janvier 2011

J’ai l’impression que l’Algérie va mal depuis si longtemps que le peuple s’est habitué à la situation et a trouvé le moyen de s’y adapter. Pourtant, depuis le début des révolutions en Tunisie et en Egypte, on a jamais autant parlé du changement en Algérie. Nous avons même assisté à des initiatives timides qui tentaient d’accompagner ces mouvements, mais qui se sont vite soldées par un échec cuisant. Pourquoi ? De mon point de vue, la cause principale à cela est que le peuple ne les a pas suivi, d’où ma question: le peuple algérien veut-il le changement ?

Une partie non négligeable du peuple ne veut pas du changement par peur de l’inconnu. Le pouvoir en place alimente d’ailleurs cette phobie, en agitant l’épouvantail d’un possible retour aux malheurs de la décennie noire. Une autre aspire au changement, plus ou moins radical, du système mais ne se sentent aucunement représentés par l’opposition qui le revendique. Et une tiers catégorie, que j’appellerai  la partie « corrompue », semble avoir trouvé son équilibre, voire son intérêt, dans le désordre ambiant.

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L’appel à la révolution ne peut aboutir, veillez réessayer ultérieurement

Le 11 février 2011 était un jour heureux pour moi. C’était le jour de l’annonce du départ de Moubarak, et correspondait à la veille de la marche à la quelle le CNCD avait appelé. Mon enthousiasme m’a emporté. J’ai cru, et je me disais que le 12 février allait être le début de quelque chose. Le début d’un chemin vers la construction d’une Algérie démocratique et enfin libre. Je me disais que l’Algérie allait suivre le chemin tracé par la Tunisie et l’Égypte.

Après cette journée, mon enthousiasme est retombé. Je n’ai pas baissé les bras, et je n’ai pas perdu  espoir, mais je me suis rendu compte, que le chemin est encore long et semé d’embuches.

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La non-révolution sur Facebook

Ces derniers temps, on nous a pas mal parlé du rôle de Facebook et Twitter dans les révolutions tunisienne et égyptienne. Quand je dit « on », je parle principalement des médias. Bien que n’ayant jamais fait confiance à Facebook, j’ai décidé de m’y mettre et de comprendre un peu l’impact de ce réseau social. Est-il vraiment le nouvel outil des révolutionnaires ?

J’ai commencé alors à chercher les groupes algériens, puisqu’il s’agit de mon pays. Je voulais savoir s’il était vraiment possible de faire une révolution en Algérie à l’aide de Facebook.

J’avoue que je suis resté sur ma faim. Même s’il existe des dizaines de groupes et de pages avec plus ou moins d’importance et qui ont comme objectif le changement du régime, une bonne partie d’entre eux, si ce n’est tous, n’ont pas la maturité que j’attendais.

En essayant de faire le parallèle entre les révolutions tunisienne/égyptienne et une probable révolution en Algérie, je me suis rendu compte que les trois scénarios étaient complètement différents. Le seul point commun est chronologique; les égyptiens ont profité du succès des tunisiens pour galvaniser leurs troupes. Les algériens aussi peuvent en profiter.

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