Carnaval fi dechra: Le jour d’après

Bureau de vote à Alger le 10 mai 2012

Hier se tenait l’élection législative en Algérie. Oui, oui… si vous n’êtes pas au courant, il y a bien eu des élections en Algérie. Plus de 40 partis (presque toutes les lettres de l’alphabet) à l’affiche présentaient leurs candidats à la députation. Des partis, pour la plus part, créés pour la circonstance, à la va-vite, sans aucun programme clair, d’idéologies aussi brumeuses que fumeuses, et dont on n’entendra probablement plus jamais parler, du moins jusqu’aux prochaines élections.

Pour moi, qui ai vécu quelques élections algériennes, j’avoue que cette fois, elles ont été particulièrement comiques. D’abord par la nature des candidats, leur niveau intellectuel et leur discours. A regarder certains passages de la compagne, on se croirait presque dans une mauvaise comédie. Hélas, c’est bien la réalité… la réalité algérienne.

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La liberté en Open Source


Le LIBRE est bien pour moi.

Dans un article précèdent, j’avais soulevé la question de l’utilisation des logiciels propriétaires face aux logiciels libres, et j’avais aussi parlé des arrangements effectués entre certains groupes industriels et nos gouvernements.

J’ai toujours défendu le principe du LIBRE (ou Open Source) car, pour moi, c’est un moyen de retrouver une certaine indépendance. Une indépendance d’abord financière (bien que Libre ne soit pas synonyme de gratuit, mais ça reste souvent le cas), et aussi une indépendance vis a vis des multinationales ou des états qui essayent de plus en plus de nous imposer un certain modèle (toujours consommer plus), afin de mieux nous rendre dépendants de leurs produits ou de leurs marques, et in fine, dépendants politiquement.

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Eveil politique

Slides intéressants réalisés par des universitaires tunisiens qui expliquent certains concepts de la démocratie.

Le « mot » est-il la solution ?

Beaucoup d’algériens sont d’accord pour dire que le système actuel a mis le pays en faillite, à tous les niveaux :

  • Faillite économique (n’allez pas me dire que les caisses sont pleines, car, premièrement, on en a aucune preuve, et deuxièmement, l’économie algérienne est inexistante, tout est basé sur l’informel),

    Quelle définition prendre ?

  • Faillite éducative (le système éducatif algérien est au bord de l’agonie),
  • Faillite sociale, avec des familles de plus en plus disloquées, la grande difficulté pour les jeunes de fonder, dans l’intimité et la décence leur propre foyer et la diminution de la cohésion et de la solidarité sociale,
  • Faillite judiciaire (la justice a été remplacée par « al maarifa » ou piston, et « chippa » ou le pot-de-vin),
  • Faillite politique, puisque le pouvoir n’a aucun vrai plan de développement pour l’Algérie mais juste une panoplie de « mesurettes » de colmatage et des projets factices qui ne voient que rarement le jour (métro) ou disparaissent aussi rapidement qu’ils apparaissent (autoroutes dégradées par les pluies, usines fermées ou usines écrans pour blanchiment d’argent).

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