La préférence nationale, mais à l’envers !!

Diviser pour régner

Lors de la dernière conférence de presse du Premier ministre Ouyahya, une journaliste lui a posé une question en Kabyle. Le premier ministre qui comprend le Kabyle, puisque d’origine Kabyle, lui a répondu naturellement en… Kabyle. Jusque là, tout reste normal, et je ne trouve rien de choquant. Bien sur, tout le monde qui était dans la salle, ne pouvait comprendre le Kabyle. Rien de méchant, puisque l’on pouvait bien demander la traduction.

Cet échange n’était pas du goût de certains, et précisément, une journaliste francophone (D’après certaines affirmations, il s’agirait de Mme Ghania Oukazi) qui, semble t-il, n’a pas apprécié cet échange dans une langue qui fait pourtant partie du patrimoine national, et qui est inscrite dans la constitution. La journaliste s’est emporté devant le premier ministre, qui lui a répondu calmement en lui traduisant le dernier échange. Le comble dans cette histoire c’est que cette journaliste, qui s’indigne devant l’utilisation d’une langue nationale, utilise une langue bien étrangère (le français) !

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Trop d’information tue l’information

En discutant avec des compatriotes, je me rends de plus en plus compte du décalage total de certaines personnes face à la réalité algérienne. Beaucoup d’entre eux ne savent pas ce qui se passe autour d’eux ni ne cherchent à le savoir. D’autres se contentent d’attendre que l’information leur soit livrée sur un plateau et par ce fait n’ont que très peu sinon aucun recul sur sa véracité.

Ce phénomène n’est évidemment pas limité à l’Algérie mais semble être international. Il est probablement dû à la profusion de sources d’information et à la passivité que la télé, le média lourd le plus puissant encore de nos jours, a créé chez les citoyens du monde depuis plus de 50 ans. Cette facilité a engendré un nouveau comportement: nous ne cherchons plus l’information, c’est elle qui vient vers nous. On ne vérifie même pas sa véracité, on fait confiance. Rappelons-nous le plus gros mensonge de la dernière décennie gobé comme une lettre à la poste par les populations des pays « démocratiques », à savoir le mythe des armes de destruction massive de l’Irak. Un mensonge qui a quand-même amené à une guerre dont le peuple irakien paie encore le prix cher. Rappelons-nous aussi la propagande féroce que les républicains et les Tea Party ont déclarée contre la loi sur la sécurité sociale aux Etats-Unis. Je vais même vous dire la dernière trouvaille américaine en termes de désinformation: Le lobby du charbon qui affirme que les éoliennes risquent de faire sortir la terre de son orbite.

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La démocratie par la communication

Le Préseident d'APC de Zeralda sur Youtube

Jusqu’à récemment, l’état avait le monopole des médias dits lourds (TV, Radio, presse écrite). Certes, il existe des journaux plus ou moins indépendants, mais ils sont trop souvent contraints de ne pas dépasser dans leurs critiques une certaine ligne rouge. Les journalistes en Algérie, comme dans tous les pays arabes, se retrouvent alors non seulement à subir la censure éditoriale, gouvernementale, mais aussi à exercer leur propre autocensure, de manière plus ou moins consciente et plus ou moins bien vécue. La fermeture du Journal Le Matin, et l’emprisonnement de sont directeur, Mohammed Benchicou, pouvait être vu comme un avertissement pour les autres. Du coup, les opposants n’avaient pas trop accès aux médias pour s’exprimer librement, défendre leurs positions, ou tout simplement se défendre.