Le peuple cherche t-il le changement ?


Émeutes du sucre et de l'huile - Alger - Janvier 2011

J’ai l’impression que l’Algérie va mal depuis si longtemps que le peuple s’est habitué à la situation et a trouvé le moyen de s’y adapter. Pourtant, depuis le début des révolutions en Tunisie et en Egypte, on a jamais autant parlé du changement en Algérie. Nous avons même assisté à des initiatives timides qui tentaient d’accompagner ces mouvements, mais qui se sont vite soldées par un échec cuisant. Pourquoi ? De mon point de vue, la cause principale à cela est que le peuple ne les a pas suivi, d’où ma question: le peuple algérien veut-il le changement ?

Une partie non négligeable du peuple ne veut pas du changement par peur de l’inconnu. Le pouvoir en place alimente d’ailleurs cette phobie, en agitant l’épouvantail d’un possible retour aux malheurs de la décennie noire. Une autre aspire au changement, plus ou moins radical, du système mais ne se sentent aucunement représentés par l’opposition qui le revendique. Et une tiers catégorie, que j’appellerai  la partie « corrompue », semble avoir trouvé son équilibre, voire son intérêt, dans le désordre ambiant.

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Le maire qui en avait dit trop !


M. Mouhib Khatir, Président d'APC de Zéralda

Hier, Monsieur Mouhib Khatir, maire indépendant de la commune de Zéralda, ouest d’Alger, a été arrêté, avec le motif apparent de diffamation. Il a comparu aujourd’hui au tribunal de Hadjout et mis sous mandat de dépôt. Pourtant, la famille de M. Khatir dénonce une arrestation abusive qui aurait été sous la demande du procureur de Blida et qui serait en relation directe avec la prise de parole, sur Youtube, de M. Khatir, au sujet du même procureur.

J’avais déjà parlé de ce maire dans un précédent article, saluant son courage et l’initiative qu’il avait prise en utilisant les nouveaux moyens de communication pour informer ses administrés. Il avait, à lors, publié deux vidéos dans lesquelles il expliquait ses actions et dénonçait les agissements de certains responsables. Dans le lot, M. Khatir avait parlé précisément du procureur de Blida, M. Abdeli, contre qui il avait déjà porté plainte.

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Une autre lecture du bilan de Bouteflika


Discours de Bouteflika le 15/04/2011

Lors de son dernier discours, Bouteflika a commencé par dresser un bilan positif de ses mandats à la tête du pays. Ceci s’inscrivait naturellement dans le cadre de la propagande continue du régime, qui n’arrête pas d’essayer de dorer le blason. Cette propagande fonctionne, et je croise souvent des algériens qui n’arrêtent pas de chanter les mêmes louanges de Fakhamatouhou et de son Bilan. Ce comportement m’intrigue toujours. Les gens sont-ils aveugles pour ne plus voir la réalité ! ou se contentent-ils du peu ! C’est limite s’ils ne remercient pas Bouteflika d’être encore vivants. Ce n’est pas ça qu’on attend d’un président tout de même. Un président a pour mission d’offrir le meilleur pour son pays et pour son peuple, surtout si ce pays possède un si grand potentiel humain, géographique et naturel. Qu’est ce que Bouteflika a fait depuis 1999 ?

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Le chien enragé

Mes soeurs, mes frères,

Il y a dans les rues arabes un fléau, vieux de quelques décennies, c’est la rage, la rage des chiens qui nous gouvernent, que dis-je, pardon aux chiens…

Pardons aux chiens, car ces animaux ont des qualités que ses criminels n’ont pas. Les chiens ne se tuent jamais entre-eux, à moins d’être affamés et nos criminels souffrent peut-être de bêtise chronique mais pas de faim. Ils ont volé nos richesses, mis nos pays à vendre, mis nos femmes à vendre et nos hommes, et ils agissent comme des chiens enragés qui qui ont perdu tous freins. Les chiens sont fidèles à la main qui les nourrit et ces criminels mordent la main de la terre qui les nourrit à crever de satiété.

Mes soeurs, mes frères, voilà que Qaddafi  bombarde Tripoli et lâche des affamés africains sur son peuple (je ne leur en veux même pas, car leur souffrance fait partie de notre problème et sa résolution de notre combat). Le pouvoir algérien l’a fait avant lui, puisque des centaines de milliers d’algériens ont été sacrifiés pour la STABILITÉ du pouvoir et non pour celle de l’Algérie.

Mes soeurs, mes frères, le temps de la prière nous prierons, mais quand le temps du soulèvement aura sonné nous lèverons-nous???????? Qu’a-t-on encore à perdre???? Je ne vois rien … Quand notre sang coule et que nous marchons dessus qu’est-ce qui nous reste??? Nous croyons être à l’abri mais je vous jure que nous ne le sommes pas.

Chaque fois que nous accepterons la corruption, ou que nous y participerons, chaque fois que quelqu’un utilisera ses « connaissances » pour régler ses « affaires », chaque fois qu’un étudiant ou un élève trichera dans ses examens, chaque fois qu’un commerçant ou un homme d’affaire mentira sur ses ressources, qu’un enseignant ne fera pas son travail en classe pour inciter ses élèves à assister à son cours particulier, à chaque fois qu’un homme harcèlera une femme, à chaque fois qu’un fort frappera un faible, mes soeurs, mes frères, CONSIDEREZ QUE VOUS TUEZ QUELQU’UN.

Ô Allah, toi qui est juste et justice, aide-nous à être meilleurs et à prendre notre revanche sur ceux qui nous ont offensés.