Please define democracy

En lisant un article intéressant sur le sens donné au mot « révolution », je me suis aussi posé la question sur le sens donné au mot « démocratie ». En Algérie beaucoup de gens veulent instaurer une démocratie, mais savent-ils pour autant ce qu’est la démocratie ?

Constitution des États Unis d’Amérique

Je me rappelle d’un reportage passé à la télé algérienne au début des années 90 (l’époque de la parenthèse démocratique) sur le sens de la démocratie. Au micro-trottoir, un journaliste demandait aux gens de lui donner une définition à la « démocratie ». Les gens y allaient chacun de sa définition propre, y compris les définitions les plus fantaisistes. Quelqu’un a même donné cette définition: « la démocratie est la liberté d’insulter Chadli (le président de l’époque) en direct à la télé ».

Cette ignorance des implications, des modalités, du cadre et des responsabilités qu’implique la démocratie, le peuple algérien allait la payer très cher: vote massif pour un parti qui promettait l’annulation du processus démocratique en cas de victoire, victoire de ce parti, interruption du processus électoral et finalement guerre civile avec son lot de morts et de disparus.

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Le « mot » est-il la solution ?

Beaucoup d’algériens sont d’accord pour dire que le système actuel a mis le pays en faillite, à tous les niveaux :

  • Faillite économique (n’allez pas me dire que les caisses sont pleines, car, premièrement, on en a aucune preuve, et deuxièmement, l’économie algérienne est inexistante, tout est basé sur l’informel),

    Quelle définition prendre ?

  • Faillite éducative (le système éducatif algérien est au bord de l’agonie),
  • Faillite sociale, avec des familles de plus en plus disloquées, la grande difficulté pour les jeunes de fonder, dans l’intimité et la décence leur propre foyer et la diminution de la cohésion et de la solidarité sociale,
  • Faillite judiciaire (la justice a été remplacée par « al maarifa » ou piston, et « chippa » ou le pot-de-vin),
  • Faillite politique, puisque le pouvoir n’a aucun vrai plan de développement pour l’Algérie mais juste une panoplie de « mesurettes » de colmatage et des projets factices qui ne voient que rarement le jour (métro) ou disparaissent aussi rapidement qu’ils apparaissent (autoroutes dégradées par les pluies, usines fermées ou usines écrans pour blanchiment d’argent).

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