Mohamed Baba-Nedjar est en train de mourir en silence !!!


Mohamed Baba Nedjar

Mohamed Baba-Nedjar est un jeune algérien originaire de Ghardaïa né en 1984 et qui croupit en prison depuis plus de 6 ans. Il est accusé, sans preuve, de meurtre avec préméditation sur un militant local du FFS. Il a été condamné à mort en première instance, puis, suite à son appel, sa sentence a été transformée en prison perpétuité.

Bien que cette affaire date depuis de 2005, elle n’a pas suscité la mobilisation attendue. A part les citoyens de Ghardaïa qui suivent de près le sors de leur compatriote, et quelques militants tenaces des droits de l’homme, il règne un silence assourdissant autour de cette tragédie. Un silence dont l’origine et les causes dépassent ma compréhension. Je n’arrive pas à comprendre comment il y a eu autant de mouvements créés pour soutenir la libération de M. Mohammed Gharbi, qui rappelons-le, a bien commis un meurtre et l’a même avoué, et que presque personne ne parle de Baba-Nadjar, qui n’arrête pas, depuis six ans, de crier son innocence.

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Le citoyen algérien est-il un « alien » !

J’ai écouté dernièrement le témoignage d’un dz Youtuber suite à sa rencontre avec un colonel du DRS. Globalement, je n’ai pas été surpris ni par les propos de cet homme ni par le ton qu’il semble avoir tenu tout au long de l’entrevue. Avec l’autoritarisme que l’on connaît de cette institution militaire, il a parlé d’enjeux stratégiques, de la fragilité de la région et des vues néo-coloniales des puissances occidentales sur les pays du sud de la méditerranée. Et pourtant, ce monsieur a quand-même réussi à m’étonner par quelques unes de ses déclarations et des messages qu’il a voulu faire passer par la sphère Dz Youtube. Ce message en résumé est celui-là : « nous n’hésiterons pas à tuer le peuple deux fois par amour de la nation, y compris les enfants, le peuple ne connait pas l’intérêt de la nation, nous, si ».

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La démocratie par la communication

Le Préseident d'APC de Zeralda sur Youtube

Jusqu’à récemment, l’état avait le monopole des médias dits lourds (TV, Radio, presse écrite). Certes, il existe des journaux plus ou moins indépendants, mais ils sont trop souvent contraints de ne pas dépasser dans leurs critiques une certaine ligne rouge. Les journalistes en Algérie, comme dans tous les pays arabes, se retrouvent alors non seulement à subir la censure éditoriale, gouvernementale, mais aussi à exercer leur propre autocensure, de manière plus ou moins consciente et plus ou moins bien vécue. La fermeture du Journal Le Matin, et l’emprisonnement de sont directeur, Mohammed Benchicou, pouvait être vu comme un avertissement pour les autres. Du coup, les opposants n’avaient pas trop accès aux médias pour s’exprimer librement, défendre leurs positions, ou tout simplement se défendre.