La préférence nationale, mais à l’envers !!

Diviser pour régner

Lors de la dernière conférence de presse du Premier ministre Ouyahya, une journaliste lui a posé une question en Kabyle. Le premier ministre qui comprend le Kabyle, puisque d’origine Kabyle, lui a répondu naturellement en… Kabyle. Jusque là, tout reste normal, et je ne trouve rien de choquant. Bien sur, tout le monde qui était dans la salle, ne pouvait comprendre le Kabyle. Rien de méchant, puisque l’on pouvait bien demander la traduction.

Cet échange n’était pas du goût de certains, et précisément, une journaliste francophone (D’après certaines affirmations, il s’agirait de Mme Ghania Oukazi) qui, semble t-il, n’a pas apprécié cet échange dans une langue qui fait pourtant partie du patrimoine national, et qui est inscrite dans la constitution. La journaliste s’est emporté devant le premier ministre, qui lui a répondu calmement en lui traduisant le dernier échange. Le comble dans cette histoire c’est que cette journaliste, qui s’indigne devant l’utilisation d’une langue nationale, utilise une langue bien étrangère (le français) !

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Le « mot » est-il la solution ?

Beaucoup d’algériens sont d’accord pour dire que le système actuel a mis le pays en faillite, à tous les niveaux :

  • Faillite économique (n’allez pas me dire que les caisses sont pleines, car, premièrement, on en a aucune preuve, et deuxièmement, l’économie algérienne est inexistante, tout est basé sur l’informel),

    Quelle définition prendre ?

  • Faillite éducative (le système éducatif algérien est au bord de l’agonie),
  • Faillite sociale, avec des familles de plus en plus disloquées, la grande difficulté pour les jeunes de fonder, dans l’intimité et la décence leur propre foyer et la diminution de la cohésion et de la solidarité sociale,
  • Faillite judiciaire (la justice a été remplacée par « al maarifa » ou piston, et « chippa » ou le pot-de-vin),
  • Faillite politique, puisque le pouvoir n’a aucun vrai plan de développement pour l’Algérie mais juste une panoplie de « mesurettes » de colmatage et des projets factices qui ne voient que rarement le jour (métro) ou disparaissent aussi rapidement qu’ils apparaissent (autoroutes dégradées par les pluies, usines fermées ou usines écrans pour blanchiment d’argent).

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Identité ou pas identité: telle est la question

Emblème de l'Algérie

Je me lance dans cette que question suite à plusieurs discussions que j’ai eu avec des algériens. J’ai remarqué qu’ils sont nombreux à donner de l’importance à l’identité. Bien sur chacun y va de sa définition. Je ne dis pas qu’il faut oublier d’où l’on vient, mais je pense qu’il faut séparer l’identité individuelle des identités collectives. Chercher à tous prix à imposer une identité aux citoyens d’un pays, est un coup à créer des frustrations et des divisions, car il y aura toujours une partie qui ne va pas être d’accord avec la définition donnée à cette identité.

Les débats identitaires ont toujours été des facteurs de division. Le dernier en date est le débat en France sur l’identité nationale. Nous voyons bien que le but de ce genre de débats est plus l’exclusion d’une partie de la population, que le rassemblement. L’identité a toujours été imposée par la force et la tyrannie, et s’est parfois terminé dans des bains de sang (Allemagne nazie, massacre d’arméniens par Atatürk, des Kurdes en Irak, etc.). C’est ce que nous voulons appliquer pour l’Algérie ?
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