L’appel à la révolution ne peut aboutir, veillez réessayer ultérieurement


Le 11 février 2011 était un jour heureux pour moi. C’était le jour de l’annonce du départ de Moubarak, et correspondait à la veille de la marche à la quelle le CNCD avait appelé. Mon enthousiasme m’a emporté. J’ai cru, et je me disais que le 12 février allait être le début de quelque chose. Le début d’un chemin vers la construction d’une Algérie démocratique et enfin libre. Je me disais que l’Algérie allait suivre le chemin tracé par la Tunisie et l’Égypte.

Après cette journée, mon enthousiasme est retombé. Je n’ai pas baissé les bras, et je n’ai pas perdu  espoir, mais je me suis rendu compte, que le chemin est encore long et semé d’embuches.

Les algériens ne sont pas encore prêts. Les algériens savent peut être qu’il faut se débarrasser de ce système, mais ne savent pas vraiment pourquoi le faire. J’ai l’impression, en discutant avec des algériens (sur le net ou en vrai), que chacun a une revendication particulière. Que chacun pense pour sa personne, mais personne ne cherche l’intérêt général de l’Algérie et des algériens. Y en a qui veulent que l’état leur donne un logement, d’autres veulent un travail, d’autre veulent une baisse des prix, des étudiants veulent qu’on change le titre de leur diplôme, et encore d’autres revendications plus ou moins fantaisistes.

J’ai conclu que les algériens n’étaient pas encore matures (pas tous heureusement, mais ils restent très minoritaires). Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer certains échanges sur les forums ou les réseaux sociaux, en sachant que ces algériens qui ont accès à Internet représentent une élite en quelque sorte.

L’état algérien à gagné la bataille de débilitation du peuple. Les algériens sont prêt à sortir par millions pour un 0-0 entre l’Algérie et l’Angleterre en match de coupe du monde. Le peuple peut se mobiliser pour 11 jeunes qui courent derrière une balle pendant 90 minutes.  Mais le peuple n’est pas prêt pour sortir pour réclamer ses droits.

Il faut un grand travail pour faire sortir les algériens de l’obscurité dans laquelle il vit depuis presque 50 ans. Il va falloir passer par ce travail de sensibilisation avant de demander quoi que ce soit.
Une révolution en Algérie c’est comme un révolver qui contient une seule balle. Il faut bien choisir le moment de son utilisation, sinon nous seront tous foutu.

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